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	<title>Tay Son Espoir</title>
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	<description>Association humanitaire  au profit des orphelins, mutilés de guerre, enfants handicapés  et personnes âgées sans ressource du Vietnam</description>
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		<title>8e ONE MAN CHAU &#8211; 22 janvier 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 23:39:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités en France]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<title>Bilan de notre 7ème ONE MAN CHAU</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 15:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités en France]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>D’abord Bonne année du Chat !! Miaou Miaou Miaou !</p> <p>« Eh toi, Veux-tu te sauver ! MAAAOU !!! »</p> <p>Heu , excusez, c’est le chaton du fiston qui croit pouvoir partager ma soupe chinoise aux crevettes épicées relevée au gingembre, avec un soupçon de sauce de poisson ! Non mais ! OOh ! On n’a pas fait  Mai 68 ensemble, hein !</p> <p>Bon, revenons à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2011/02/IMG_9751.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-363" title="IMG_9751" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2011/02/IMG_9751.jpg" alt="" width="800" height="411" /></a>D’abord Bonne année du Chat !! Miaou Miaou Miaou !</p>
<p>« Eh toi, Veux-tu te sauver ! MAAAOU !!! »</p>
<p>Heu , excusez, c’est le chaton du fiston qui croit pouvoir partager ma soupe chinoise aux crevettes épicées relevée au gingembre, avec un soupçon de sauce de poisson ! Non mais ! OOh ! On n’a pas fait  Mai 68 ensemble, hein !</p>
<p>Bon, revenons à nos moutons, ou plutôt à notre dernier Show : Rapidement, avec votre sympathique participation, vous méritez que je vous colle les chiffres suivants sous le nez. Prêts ? C’est parti , mes amis !!!</p>
<p>AAAh non, je ne vais pas revenir sur les prouesses des uns et des autres, donc je ne vais pas vous parler des douze costumes de Christine, des trente tuiles cassées sur scène, des danses endiablées de Marc Adage, de Virginie ou de David, ou des 14 789 coups de baguettes assenées sur la batterie de Serge. Je ne vais pas non plus vous parler des 108 gâteaux confectionnés avec amour par des bénévoles ou des 16 bouteilles de bulles ouvertes ce jour-là.</p>
<p>NON ! je vais faire court : Déjà, grâce à vous , à votre talent, à votre disponibilité :</p>
<p>- 27 mutilés de guerre, des laissés pour compte, ont reçu de quoi tenir pendant 1 mois !</p>
<p>- 25 femmes très âgées (la plus jeune ayant l’âge de la maman de Betty) auront de quoi manger pendant 8 jours (16 si elles se rationnent, et 7 si elles partagent avec leurs compagnes d’infortune  )</p>
<p>Et ce n’est pas terminé,  d’autres opérations humanitaires sont en cours…</p>
<p>Nous avons des étudiantes qui attendent une petite tenue comme il faut pour pouvoir aller aux cours, des enfants en attente d’un petit jouet, des malades qui agonisent, des laissés pour compte qui trainent leurs fesses sur les trottoirs (c’est dû à l’absence de jambes …)</p>
<p>Car les personnes que nous aidons représentent pour le moment 0,0000001% des personnes nécessiteuses. Alors que les  ‘‘camarades rouges’’ qui sont au pouvoir depuis 36 ans ont des patrimoines qui dépassent des millions de dollars. Certains ont même des comptes de plusieurs milliards de dollars. Tenez, je vais fermer les yeux quelques instants et rêver que les derniers évènements de Tunisie arrivent au Viêt-Nam… Et pourquoi pas ?</p>
<p>Allons, revenons à nos moutons : Ne laissez pas votre générosité s’arrêter à la sortie du OMC. Si chacun s’inscrit comme membre ou ne donne que la modique somme de 25 euros par an, cela nous permettrait de continuer nos actions. Ici, 25 euros c’est un repas au restaurant, 2 places de cinéma, un plein de moto 125, un livre de Sarkozizi, la moitié d’une œuvre de Laurence Lê Châu, un couvercle de toilette style Marcel Proutte, ou un bouquet de roses offert par Quasimodo à sa dulcinée (elle est Tây Son, cette dernière)</p>
<p>Alors que là-bas, 25 euros c’est : <strong>soit 1 mois de vivres pour une petite famille</strong>, soit 3 mois de scolarité pour un enfant, soit un mois de médicaments pour un souffreteux, soit 25 bols de soupe, soit 1 vélo pour un écolier, ou soit le quart du prix d’une ‘‘sortie’’ pour un ‘‘camarade rouge fortuné’’…</p>
<p>Alors, mettez la main vers la gauche de votre poitrine, là où se trouve votre Cœur (et votre porte feuille). Nous acceptons dons en espèces, dons en chèque, dons en objets , dons en jouets (pas volumineux) ou tout simplement, dons en ‘‘sourires’’…</p>
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		<title>One Man Châu &#8211; 23 janvier 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 22:46:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités en France]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[<p></p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/Diapositive13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-329" title="Diapositive1" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/Diapositive13.jpg" alt="" width="540" height="720" /></a></p>
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		<title>Dimanche 12 août 2007, Rencontre avec un mutilé de guerre</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 20:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mutilés de guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>C’était une belle journée du mois d’août, mon voyage au Vietnam allait s’achever, et nous avions décidés de passer une journée à la campagne, de visiter une pagode en haut d’une montagne et d’en profiter pour visiter un TPB (mutilé de guerre) qui se trouvait dans cette réunion située à 3 h de route [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’était une belle journée du mois d’août, mon voyage au Vietnam allait s’achever, et nous avions décidés de passer une journée à la campagne, de visiter une pagode en haut d’une montagne et d’en profiter pour visiter un TPB (mutilé de guerre) qui se trouvait dans cette réunion située à 3 h de route de Saigon. Un certain Mr Duyêt ! Un TPB parmi tant d’autres ! et pourtant nous avions décidés de le rencontrer et de lui remettre «généreusement » 30 euros au nom de Tây Son Espoir.<a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/TPB-DUYET1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-221" title="TPB-DUYET1" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/TPB-DUYET1.png" alt="" width="172" height="129" /></a><br />
<span id="more-220"></span></p>
<p>Nous avions loué une voiture pour nous rendre à Tay-Nhinh et avions décidé d’emmener une jeune fille (aide-soignante à l’orphelinat de Go-Vap) prénomée Thao pour profiter de cette belle journée à la campagne.</p>
<p>Après quelques difficultés à trouver la petite ruelle où habitait notre TPB, la voiture se gare dans une petite ruelle adjacente à sa maison et nous sortions enfin de la voiture. Cette ruelle était bordée de petites maisons toutes différentes et très typiques de cette région. Enfin nous trouvons le N° de la rue …… , un portail, une petite cour et enfin nous entrons dans la petite maison. Un homme souriant nous accueille, enfin « nous accueille » est un bien grand mot, car il est resté sur couché sur son lit, une épaisse planche de bois sur 4 pieds. Mon premier regard se porte sur son visage, un visage rayonnant, oui si rayonnant de bonheur de nous voir entrer dans sa demeure, il met ses lunettes pour mieux nous voir. Je m’approche de lui pour lui serrer la main et c’est à ce moment seulement que je  découvre son corps, ou du moins ce qu’il en reste : un corps sans jambes recouvert d’un morceau de tissu bleu, un tissu bleu marine que je n’oublierai jamais ! je suis restée quelques minutes scotchée sur ce demi-corps, sur cet homme si souriant, mais dont la vie s’arrêtait au niveau de son nombril ! scotchée sur cet être qui souriait tant et tant que j’en ai oublié son handicap ! il m’a fallu quelques minutes pour le regarder tel qu’il était vraiment : un morceau d’homme, un fragment de vie, un reste d’humain, un bout d’être vivant ! Mais un homme encore bien souriant (depuis combien de temps n’avait-il pas souri ?) Son  sourire, ça je ne l’oublierai jamais ! &lt;Il parlait avec mon mari, racontait sa vie, et machinalement remontait son petit bout de tissu bleu qui glissait sur ses hanches. Que devait-il penser à cet instant ? qu’espérait-il de nous ? que voulait-il exprimer à travers son sourire, son regard ! que pouvait-il nous apporter, à nous qui avions déjà tout !<a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/TPB-DUYET2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-222" title="TPB-DUYET2" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/TPB-DUYET2.png" alt="" width="235" height="177" /></a></p>
<p>Nous étions là déjà depuis 15 minutes et mes jambes fatiguaient, alors je me suis assise sur un minuscule tabouret, lui était toujours dans la même position depuis des années, oui, j’ai appris qu’il ne pouvait même pas tenir « assis », qu’il ne pouvait donc pas sortir de sa maison. Après quelques minutes à le regarder, mon attention fut attirée par sa maison, enfin une pièce de (allez soyons généreux) 15m2. Derrière moi, des étagères de livres, des livres en vietnamien très anciens qui semblaient être là depuis au moins 30 ans !</p>
<p>Notre TPB n’avait pas à se lever, il avait tout à portée de main :</p>
<p>➢	à la tête de son lit, dans une boite en carton jonchaient des cahiers, des cahiers d’écolier mais des cahiers bien particuliers puisqu’ils étaient remplis de chansons, des chansons de « son » époque, des chansons d’avant 1975, il les connaissait toutes mais ne les avaient pas chanté depuis si longtemps, qu’il était ému à chaque fois qu’il tournait une page et fredonnait un nouvel air et les paroles lui revenaient !</p>
<p>➢	une petite table basse jonchée de ses seuls objets de valeur : une grosse paire de lunettes, une théière et sa tasse, des boites de médicaments et son verre d’eau, une brosse à dents et son dentifrice, un paquet de cigarettes et son briquet</p>
<p>➢	une multi-prises : objet précieux, car grâce à cet objet, il peut allumer la télé, la lumière, le ventilateur.</p>
<p>➢	Un téléphone, sans doute pour appeler la voisine qui doit lui apporter son repas quotidien ou bien le guérisseur du coin pour lui soigner ses plaies qui lui rappelleient son lourd fardeau</p>
<p>➢	Et un long bâton. Pour quoi faire ? mais oui bien sûr, pour ouvrir et fermer l’unique petite fenêtre de 15cmx15cm à côté de son lit.</p>
<p>Châu discutait avec lui  comme si ils se connaissait depuis toujours, et soudain Duyêt laissa entrevoir les stigmates de ses blessures, un dos enfin non un espèce de morceau de chair, et je me souviens encore du mot qui me vint à l’esprit à la vue de ce corps : « un morceau de poitrine de porc », oui c’est exactement le mot qui me vint à l’esprit car cela ne ressemblait à rien d’autre, juste un bout de chair remplie de cicatrices pas soignées et donc mal refermées.</p>
<p>Châu alla chercher une guitare chez un voisin, et se mit à gratter quelques airs de l’ « ancien temps », et là ma gorge se noua, mes mains se serrèrent et une bouffée de chaleur m’envahit. Duyêt avait une voix si troublante, si empreinte de tout son passé et surtout si « vraie ». Derrière ses grosses lunettes qui devaient dater des années 70, son visage s’illuminait petit à petit, ses lèvres tremblaient de bonheur, ses mains ne cessaient de relever son petit bout de tissu bleu qui glissait sur les restes de son corps. Au début Duyêt fredonnait puis le ton de sa voix se fit de plus en plus fort, toutes ces années de solitude et d’attente de ce moment transpiraient à travers ses paroles.</p>
<p>Je m’absentai 10 mn pour acheter des boissons à l’épicier du coin, et rapporta des sachets plastiques avec une paille et fermés par un élastique contenant du sa-xi (boisson typique du Vietnam). Duyêt prit délicatement le sachet, en savoura rapidement une gorgée et posa le sachet près de son oreiller et se remit à chanter de plus belle ! Les chansons des années 70 jaillirent des vieux cahiers, des échanges de sourires, un regard ou un soupir en disait long sur ses si longues années de solitude.</p>
<p>Qu’avait-il vécu ? quelle avait été sa vie ? pourquoi se retrouvait-il ici, coincé à vie sur cette planche ? Qu’attendait-il encore de la vie ? Quelle force lui donnait l’énergie de rester en vie ?</p>
<p>J’appris qu’il donnait des cours de mathématiques à des enfants du village, les enfants devaient sans doute venir chez lui et s’asseoir à côté de lui pour travailler. C’était sans doute son seul gagne-pain et vu l’état de la maison il ne devait pas donner beaucoup de cours.</p>
<p>Bref, le temps passait très vite, les chansons s’enchainaient et je ne cessai de le dévisager, et mon esprit s’évada quelques instants : pourquoi étais-je venu ici ? que pouvait m’apporter cet homme ? mais surtout que pouvais-je faire pour lui ? Qu’avait-il le plus besoin : d’argent ou de compagnie ?</p>
<p>Le temps passait très vite, trop vite et notre chauffeur nous rappela qu’il y avait encore de la route à faire pour atteindre la montagne et rentrer à Saigon.</p>
<p>Jamais je n’ai été si triste (le mot est faible) de quitter un TPB, j’aurai voulu l’emmener avec nous, lui faire redécouvrir la région mais non, sa vie s’arrêtait ici. Les salutations furent très longues et les larmes ne tardèrent pas à couler. De son lit, il son regard nous suivit jusqu’à la voiture et il nous a fallu beaucoup de courage pour refermer les portes et partir. Un silence régnât dans la voiture, comme si nous avions du mal à réaliser que nous l’avions déjà quitté. Puis il fallait bien revenir à la réalité et réagir, et réfléchir à la manière dont nous pourrions l’aider, car il ne s’agissait pas de l’abandonner, ça non !</p>
<p>Nous avons alors demandé à la jeune fille Thao si elle pouvait revenir le voir de temps en temps pour discuter un peu avec lui, lui apporter des médicaments, et des bonnes petites choses à manger. Elle était aussi très touchée par les émotions qui circulaient dans cette pièce et accepta sans hésitation. Pour la petite histoire Thao s’occupe d’enfants handicapés dans un orphelinat de Saigon.</p>
<p>Si mon récit vous a touché, et si vous avez envie d’aider un peu Duyêt, vous pouvez faire un don. j’en ferai bon usage : j’achat de médicaments, de nourriture,</p>
<p>Christine</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les 2 bourses</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 19:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Familles pauvres, orphelins, enfants handicapés]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les esprits mal intentionnés vont croire que ce petit article va vous parler des cette paire de choses qui sont chères aux hommes et qui plaisent aux femmes… Non ? Si j’avais le temps, ou plutôt si vous aviez le temps, je vous aurais parlé longuement de ces bijoux de famille qui ne se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les esprits mal intentionnés vont croire que ce petit article va vous parler des cette paire de choses qui sont chères aux hommes et qui plaisent aux femmes… Non ?<a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/filles-du-maitre1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-280" title="filles du maitre" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/filles-du-maitre1.png" alt="" width="241" height="161" /></a><br />
<span id="more-197"></span>Si j’avais le temps, ou plutôt si vous aviez le temps, je vous aurais parlé longuement de ces bijoux de famille qui ne se nomment pas Cartier ou Van Cleef mais qui sont à la base de toute l’Humanité. Bon, comme nous n’avions pas le temps, je vous amène directement à l’histoire de ces 2 bourses.</p>
<p>Il était une fois un homme immensément riche, tellement riche qu’il pouvait se permettre d’offrir des motos ou autres cadeaux importants à ses amis… et pour  parfaire ce conte de fée, cet homme immensément riche se permettait aussi de faire de l’humanitaire : il aidait ses voisins en détresse, offrait des repas aux personnes âgées et ne dédaignait pas à l’occasion d’offrir des bourses d’études à quelques orphelins. Heu …pourrais-je ajouter que cet homme était aussi un expert en arts martiaux ? Quel grade ? Qu’est-ce que cela pourrait ajouter à cette histoire ? Sachez, bonnes âmes, qu’il était l’un des 4 ‘‘piliers’’ d’une école d’ars martiaux des plus célèbres au Viêt-Nam.</p>
<p>Or, une grande tempête rouge fondit sur le petit pays du Sud en avril 1975, avec ses cortèges d’horreur et d’aberrations. On accusa cet expert en arts martiaux de mille maux et on lui confisqua sa fortune. Là où d’autres se seraient suicidés de désespoir, l’homme continua de se battre contre l’Injustice. Il faut dire qu’étant bouddhiste de confession, il était persuadé qu’il était en train d’expier une faute qu’il avait commise dans une vie antérieure.</p>
<p>Il se retrouva dans une petite pièce de 20 m2 avec sa famille et tenta d’élever ses enfants en faisant le cyclo-pousse. L’année où sa petite benjamine passa le Bac, sa femme mourut. La pauvre fille dut arrêter ses études pour aider la famille à s’en sortir… Quel genre de boulot ? Faire le ménage chez les gens, garder quelques gamins mal élevés ou confectionner des petites boîtes de carton pour 0 euro 75 le kilo …</p>
<p>Récemment, deux membres de l’association Tây-Son Espoir se sont rendus dans le quartier où habite cet homme pour distribuer des jouets aux enfants pauvres. Mis au courant de cette situation, ces 2 membres décident alors d’offrir une bourse d’études à la benjamine, ce à quoi la petite répond :</p>
<p>-	« Offrez plutôt cette bourse à ma grande sœur, elle est plus intelligente que moi et cela fait si longtemps qu’elle trime dur … »</p>
<p>Que répondre à ce genre de phrase ? Nos deux membres décident d’un commun accord d’octroyer une bourse d’étude à chacune des deux filles… assortie de ces 3 conditions :</p>
<p>1)	Elles doivent REUSSIR leurs études, et elles s’y engagent moralement !</p>
<p>2)	Les sommes octroyées ne serviront qu’à payer leurs frais d’inscription, et non à aider la famille. (Il faut préciser que les études dans ce beau petit pays ‘‘indépendant, libre et heureux ‘’ sont payantes)</p>
<p>3)	Quand elles auront réussi à gagner leur vie correctement, elles devront aider d’autres étudiantes.</p>
<p>Aaah… si vous voyiez les larmes d’émotion couler sur les joues de l’expert en arts martiaux ! Quant à moi j’ai découvert quelque chose : il n’y a pas de honte à pleurer, surtout de bonheur, et quel bonheur d’avoir</p>
<p>2 bourses si bien placées…<a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/petite-fille.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-214" title="petite fille" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/petite-fille.png" alt="" width="242" height="161" /></a></p>
<p>Si cette histoire vous a touchés, comme elle nous a touchés, vous pouvez participer à la collecte qui est organisée spécialement pour ces deux bourses. Un compte « capital crédit » leur est réservé, ainsi l’argent leur sera reversé directement.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Histoire d&#8217;une aile brisée</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 19:11:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mutilés de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Capitaine Nhan]]></category>

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		<description><![CDATA[<p> </p> <p>1975, il vient d’avoir 27 ans et vient d’être nommé capitaine dans les parachutistes sud-Vietnamiens</p> <p>Chef d’une compagnie de  ‘‘recon’’ (les recons sautent en plein territoire ennemi pour préparer une attaque ou une contre-offensive) il a rarement l’occasion de rentrer à Saigon pour revoir celle qu’il aime.Quelques mois avant la chute de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>1975, il vient d’avoir 27 ans et vient d’être nommé capitaine dans les parachutistes sud-Vietnamiens</p>
<p>Chef d’une compagnie de  ‘‘recon’’ (les recons sautent en plein territoire ennemi pour préparer une attaque ou une contre-offensive) il a rarement l’occasion de rentrer à Saigon pour revoir celle qu’il aime.<span id="more-189"></span>Quelques mois avant la chute de Saigon, il a dit à la mère de N Xuân :</p>
<p>- Quand j’aurai trois galons, je demanderai votre fille en mariage.</p>
<p>Ils se sont rencontrés lors d’un gala en plein front… Entre la chanteuse à la voix envoûtante et le capitaine célibataire, le coup de foudre a tonné. Plus fort que le bruit des canons et autres mortiers.</p>
<p>Lors d’une mission derrière les lignes ennemies, un copain a lancé :</p>
<p>- T’es con quand même : T’aurais dû lui faire un bébé !</p>
<p>- Nous sommes des bérets rouges, et la mort fait partie de notre quotidien. S’il m’arrivait quelque chose, tu la vois en veuve avec un orphelin sur les bras ?</p>
<p>Puis l’Avril noir de 1975 est arrivé : les barbares en chemise noire ont déferlé sur le Sud-ViêtNam, sous le prétexte de ‘‘chasser le Ricain’’. Un de ses copains, pilote d’hélico, lui a proposé de partir … loin de là. Il aurait pu partir… mais il ne voulait pas abandonner ses compagnons d’armes, ses ‘‘jeunes frères’’.</p>
<p>Le pilote d’hélico s’est envolé. Quelques instants plus tard, il est revenu pour jeter au groupe de paras 5 kilos de viande. Ce sera le dernier repas réel de ces soldats abandonnés. Le vrai dernier repas depuis 31 ans !!!</p>
<p>Les communistes sont arrivés et ont rassemblé tous les soldats déchus. Quelques uns sont aussitôt abattus, tandis que les autres sont emmenés dans des camps de ‘‘rééducation’’. On se demande souvent qui a plus de chance que les autres, les fusillés ou les ‘‘internés’’ ?</p>
<p>Des années de torture, physique et morale, des années de vexation, des années de tabassage en règle, des années d’internement en plein air, des années où des monstres à deux pattes se prenaient pour des pédagogues… ces années ont transformé les patriotes en ‘‘crève-la-faim’’.</p>
<p>Puis il tombe gravement malade, et grâce à cela, est ‘‘libéré’’. Mais il n’y a qu’une partie de lui qui est sortie indemne des camps d’internement : A cause des mauvais traitements, il est devenu <strong>hémiplégique</strong> !</p>
<p>Entre temps, croyant qu’il est décédé, sa copine chanteuse est partie avec sa famille vers des horizons plus sereins, car le VietNam est devenu une grande prison bourrée de haine…</p>
<p><a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/Ng-Vn_Nhan_jeune.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-201" title="Ng-Vn_Nhan_jeune" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/Ng-Vn_Nhan_jeune-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><a href="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/NGUYÊN-VAN-NHAN1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-203" title="NGUYÊN VAN NHAN" src="http://www.taysonvodao.fr/tayson-espoir/wp-content/uploads/2010/12/NGUYÊN-VAN-NHAN1-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a></p>
<p>31 années ont passé, depuis ce jour où il a reçu les 5 kilos de viande… 31 années… Maintenant il vit comme un fantôme, dormant par-ci, par-là, sur un étal de marché, dans une cour de pagode, ou à côté d’une haie de bambous… Avec juste une canne mitée comme compagnon.</p>
<p>L’ex-capitaine para n’est plus que la moitié de lui-même mais son sens de l’Honneur est toujours bien présent : Il préfère mourir de faim plutôt que de tendre la main pour demander l’aumône… Contrairement à certains colonels de l’actuel régime qui se pointent au bord des routes pour racketter les chauffeurs.</p>
<p>Qui se souvient encore de ce para qui sautait derrière les lignes ennemies, parfois tout seul, pour la sauvegarde de ses compagnons ? Et qui peut encore lui donner un reste de vie décente ? Les associations de paras ne manquent pas à travers le monde… Ne voudriez-vous pas vous intéresser à un de vos enfants perdus ? Dépêchez-vous avant de ne plus pouvoir rien faire pour lui !!!</p>
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		<title>La jument ailée</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 18:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes et lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Vous connaissez peut-être Pégase, le cheval volant ? Mais connaissez-vous l’authentique histoire de la jument ailée vietnamienne ? Non ? Ecoutez… Mais chut ! Il ne faut pas la raconter à tout le monde !</p> <p>Sous le soleil du petit pays du Sud, une dizaine de disciples s’entraînent gaiement et courageusement sous la férule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous connaissez peut-être Pégase, le cheval volant ? Mais connaissez-vous l’authentique histoire de la jument ailée vietnamienne ? Non ? Ecoutez… Mais chut ! Il ne faut pas la raconter à tout le monde !<span id="more-169"></span></p>
<p>Sous le soleil du petit pays du Sud, une dizaine de disciples s’entraînent gaiement et courageusement sous la férule de leur vieux maître, dans une école d’arts martiaux dite de ‘‘jardin’’ : une petite maison bâtie à côté d’un verger dont les fruits rapportent quelques subsides aux pratiquants.</p>
<p>Mais un jour le maître décède, sans avoir le temps de laisser des directives à ses élèves désemparés. Ces derniers se réunissent et décident ainsi :</p>
<p>- « Nous devons continuer l’œuvre du maître, et pour cela nous devons désigner l’un d’entre nous comme instructeur principal.</p>
<p>- Mais comment faire ?</p>
<p>- Nous n’avons qu’à organiser un tournoi et le gagnant deviendra l’instructeur principal »</p>
<p>Ainsi font-ils. Comme les élèves n’ont pas encore une très haute technicité, c’est le plus costaud –un nommé Tu Mâp- qui remporte le tournoi et devient l’instructeur principal. Au début il s’occupe consciencieusement de ses ‘‘jeunes frères’’, mais au bout d’un certain temps il est pris par la folie des grandeurs.</p>
<p>C’est ainsi que Tu Mâp exige que ses ‘‘élèves’’ l’appellent ‘‘maître’’et qu’ils agrandissent l’école. Si des élèves font mine de protester, Tu Mâp brandit aussitôt cet argument :</p>
<p>- « Je remplace le maître et vous me devez obéissance ! »</p>
<p>Un jeune élève nommé Tinh Tu, plutôt fragile de constitution, ne peut faire toutes les corvées. Tu Mâp décide de l’affecter à la garde du verger de l’école, car quelques fruits disparaissent la nuit.</p>
<p>Tinh Tu a 17 ans mais il a encore peur du noir. La nuit venue, il s’arme d’un vieux sabre et surveille le verger. Il ne s’endort point mais le lendemain matin, les élèves s’aperçoivent que des fruits ont encore disparu.</p>
<p>Le ‘‘maître’’ Tu Mâp punit Tinh Tu en lui faisant faire 100 pompes et lui ordonne de surveiller le verger, caché dans les branches d’un arbre.</p>
<p>La nuit tombe à nouveau sur le verger et sur l’angoisse de Tinh Tu. Vers deux heures du matin, le jeune pratiquant aperçoit une forme humaine vêtue de blanc en train de cueillir des fruits sur un arbre voisin.</p>
<p>- « Un fantôme », pense le jeune homme en serrant les mâchoires pour empêcher ses dents de claquer.</p>
<p>A ce moment, la lune resplendissante quitte les nuages et le jeune homme distingue alors les jolis traits… d’une jeune fille de son âge.</p>
<p>- « Une voleuse, mais une … jolie voleuse ! »</p>
<p>Tinh Tu est fragile de constitution mais possède une détente fabuleuse. Souvent, à l’entraînement, il arrive à toucher une cible située à deux mètres trente de hauteur avec son pied, sans prendre aucun élan.</p>
<p>Il jette son sabre et bondit sur la jeune fille qui est en train de remplir ses poches de fruits divers.</p>
<p>- « Aie !!! Lâchez-moi ! »</p>
<p>La jeune fille se débat mais Tinh Tu la tient bien. Son esprit est parcouru par des pensées contradictoires :</p>
<p>- « Je dois la maîtriser pour montrer aux copains que j’ai attrapé la voleuse.</p>
<p>- J’ai envie de la relâcher… elle est si … mignonne.</p>
<p>- Aie, elle vient de me griffer … la pauvre a certainement peur.</p>
<p>- Je ne veux pas qu’elle parte… j’ai envie de faire connaissance avec elle… »</p>
<p>La lutte entre Tinh Tu et la jeune voleuse fait du bruit et des torches commencent à s’allumer dans la maison.</p>
<p>Les autres pratiquants d’arts martiaux arrivent à la rescousse, armés de bâtons et de sabres.</p>
<p>- « VVVVLLAAAOUF !!! »</p>
<p>Sous les yeux incrédules des pratiquants de l’école, une forme blanche quitte le feuillage des arbres et s’envole vers le ciel, avec Tinh Tu accroché à son cou !</p>
<p>Le jeune pratiquant de 17 ans écarquille ses yeux. Il doit être en train de rêver. Non, le vent froid qui fait voler ses cheveux est bien réel. Et lui, il est en train de voler à des dizaines de mètres du sol, accroché au cou… d’une jument ailée blanche.</p>
<p>Le vol dure une bonne dizaine de minutes avant que la monture blanche n’atterrisse sur une petite colline.</p>
<p>Tinh Tu se retrouve illico devant une belle jeune fille de blanc vêtue.</p>
<p>-« Vous … vous êtes…</p>
<p>- Je ne suis pas un fantôme, si cela peut vous rassurer, répond la jeune fille.</p>
<p>- Mais … mais comment pouvez-vous voler ?</p>
<p>- Avec des ailes, tout simplement.</p>
<p>- Et comment pouvez-vous vous transformer en un cheval ailé ?</p>
<p>- Je répondrai à toutes vos questions mais… promettez-moi de garder le secret sur mon apparence chevaline.</p>
<p>- Je promets tout ce que vous voudrez mais … ne me quittez pas »</p>
<p>En guise de réponse la jeune fille pose sa main droite sur l’épaule gauche de Tinh Tu. Ce dernier ne le sait pas, vous ne le savez pas encore (moi je le sais même si je ne dis rien), mais ce simple geste veut dire, selon la coutume du pays d’où elle vient, qu’elle l’a choisi pour ‘‘éternel compagnon’’.</p>
<p>Quelques jours plus tard, devant ses camarades un peu envieux, le jeune Tinh Tu épouse Phi Ma, une charmante jeune fille toute vêtue de blanc. Les gens du village qui assistent à la cérémonie assurent qu’ils n’ont jamais vu une personne d’aussi élégante, d’aussi jolie, d’aussi amoureuse que la mariée. Certaines personnes se posent cependant cette question : « d’où vient-elle ? » (moi je le sais mais j’ai promis de garder le secret)</p>
<p>Tinh Tu est un jeune pratiquant d’arts martiaux qui vient de se marier avec une belle jeune fille venue nul ne sait d’où ?</p>
<p>Ses journées sont partagées entre les durs entraînements aux arts de combat et les travaux dans le verger qui appartient à l’école. Le soir venu il trouve auprès de sa charmante femme un chaleureux réconfort et un délicieux repas. La vie du jeune couple pourrait se dérouler dans le bonheur total si la jalousie n’existait pas dans ce bas monde.</p>
<p>En effet, Tu Mâp l’instructeur principal ne supporte pas qu’un gringalet comme Tinh Tu puisse avoir une femme aussi gentille, aussi douce et aussi belle que Phi Ma. D’autant plus que lui-même vient d’essuyer un refus de mariage de la part de la fille du cordonnier, une jeune fille un peu grassouillette, un peu bavarde, un peu paresseuse et un peu moustachue.</p>
<p>Régulièrement Tu Mâp s’en prend à son ‘‘disciple’’ et lui inflige des entraînements pénibles. Tinh Tu supporte tout et semble même y prendre du plaisir. Il faut dire que tous les soirs, après les rudes séances d’entraînement, Phi Ma masse son mari avec un baume connu d’elle seule. Après chaque massage, toutes les douleurs et toutes les fatigues semblent quitter le corps de Tinh Tu.</p>
<p>Les sévices n’ayant produit aucun effet sur Tinh Tu, l’instructeur principal attribue alors une mission à ce jeune élève : convoyer une malle d’objets précieux à une ville située à 50 kilomètres de là.</p>
<p>Jusqu’au début du 20e siècle, les écoles d’arts martiaux assument souvent les transports de fonds ou d’objets précieux et se chargent de l’escorte des personnages importants.</p>
<p>Tinh Tu qui a une entière confiance en son instructeur, est plutôt fier de cette mission. Il choisit cinq élèves pour participer au convoyage. Ce qu’il ne sait pas c’est que la région est infestée de brigands et que son niveau d’arts martiaux n’est pas encore suffisant pour ce genre de travail.</p>
<p>Le lendemain matin, Tinh Tu et ses 5 compagnons chargent la malle d’objets précieux sur un chariot à bras et prennent la direction du soleil couchant.</p>
<p>Vers 14 heures (heure locale) alors qu’ils marchent en suant sur la route départementale D 36, l’attaque sedéclenche.</p>
<p>Six brigands cagoulés de noir et chaussés de bottes en peau de chèvre (marque Ali-dhas) foncent sur les transporteurs. Ces derniers sortent leurs sabres et se défendent vaillamment.</p>
<p>Après deux minutes de combat (temps réglementaire d’une agression autorisée par l’article 57-C du règlement du syndicat des brigands associés) les agresseurs se sauvent, après avoir chanté :</p>
<p>- « Ce n’est qu’un au revoir, mes frères,</p>
<p>- Ce n’est qu’un au revoir … »</p>
<p>Tinh Tu s’aperçoit alors que deux de ses compagnons sont gravement amochés. Généreux comme un jeune marié peut l’être, il décide :</p>
<p>- « Vous deux, rentrez à l’école vous faire soigner. Nous essaierons d’atteindre rapidement la ville voisine.</p>
<p>Je pense que les brigands n’oseront pas revenir »</p>
<p>Au fond de lui-même, Tinh Tu sait que la racaille revient toujours, mais il juge que les deux blessés ne pourront plus combattre pendant un certain temps. Accompagné des 3 élèves restants, il reprend la route semée d’embûches.</p>
<p>Quand le soleil commence à se cacher derrière les montagnes de l’ouest, Tinh Tu et ses 3 amis se retrouvent encerclés par une vingtaine d’hommes. Leurs cagoules et leurs armes brandies ne laissent aucun doute sur leurs intentions.</p>
<p>Tinh Tu murmure à ses compagnons :</p>
<p>- « A la première attaque, fuyez ! Vous ne pouvez plus rien faire maintenant</p>
<p>- Et toi ?</p>
<p>- Je suis responsable de cet envoi, je dois combattre jusqu’au bout. Comme çà, l’honneur de l’école est sauf.</p>
<p>- Mais tu vas te faire massacrer. On devrait laisser le chariot et nous enfuir ensemble.</p>
<p>- Non, l’honneur de l’école est au-dessus de tout. Si vous revoyez ma femme, dites-lui que mes dernières pensées sont pour elle »</p>
<p>Au moment où la meute de brigands fonce sur les 4 convoyeurs, une forme blanche apparaît dans le ciel.</p>
<p>La forme blanche pique sur le champ de bataille et jette une poudre orangée sur les bandits cagoulés qui tombent comme des mouches. L’ombre repart aussitôt vers les nuages mais Tinh Tu a le temps de distinguer un cheval ailé. Il sait (et nous aussi, nous le savons, n’est-ce pas ?) que sa femme vient de venir à son secours.</p>
<p>Les jours suivants, l’instructeur principal Tu Mâp a du mal à cacher sa colère et sa déception, surtout qu’il a reçu une lettre de félicitations concernant le dernier convoyage assumé par son jeune élève.</p>
<p>Son esprit ravagé par la jalousie trouve une autre vilénie. Tu Mâp envoie alors une lettre anonyme au gouverneur de la région, accusant son élève Tinh Tu :</p>
<p>- De propos injurieux envers le gouverneur</p>
<p>- d’incitations à la révolte contre le roi</p>
<p>- de fraudes fiscales (si si cela existe !)</p>
<p>- d’espionnage au profit de l’ennemi.</p>
<p>Le gouverneur est quelqu’un de très prudent. Sa philosophie se résume en cette phrase : « Il vaut mieux emprisonner dix innocents plutôt que laisser un fautif en liberté »</p>
<p>C’est ainsi que six mois après son mariage, Tinh Tu se retrouve dans la sinistre prison de la province, en compagnie de dizaines de malfrats et de quelques innocents…</p>
<p>Une nuit, les prisonniers entendent un battement d’ailes. Aussitôt tous les gardes tombent dans les bras de Morphée (c&#8217;est-à-dire qu’ils s’endorment comme s’ils avaient pris une surdose de somnifères).</p>
<p>Quelques instants plus tard, de furieux coups de sabots de cheval font éclater la solide porte du cachot de Tinh Tu et une jument toute blanche apparaît. Une jument ailée. Sans une parole, le jeune pratiquant d’arts martiaux monte sur le dos de la belle bête.</p>
<p>Nul ne les reverra.</p>
<p>Quant à Tu Mâp, depuis ce soir-là, il boîte et tient des propos incohérents. De ce fait, il ne peut plus pratiquer les arts martiaux, et encore moins donner des leçons. Sa jambe présente une blessure mystérieuse qui ressemble à une ruade de cheval mais il ne se souvient de rien. A la commissure de ses lèvres subsistent des traces orangées …</p>
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		<title>Mon père est un traître… (ou fils de vaincu)</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 18:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes et lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>J’avais à peine deux ans quand les gens du Nord venaient s’installer chez nous. Ils avaient de drôles d’uniformes vert olive et portaient des casques dits coloniaux. Je vis alors mon père pleurer pour la première fois… et depuis il pleurait souvent, comme cette fois où il nous tenait dans les bras, ma mère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’avais à peine deux ans quand les gens du Nord venaient s’installer chez nous. Ils avaient de drôles d’uniformes vert olive et portaient des casques dits coloniaux. Je vis alors mon père pleurer pour la première fois… et depuis il pleurait souvent, comme cette fois où il nous tenait dans les bras, ma mère et moi pour nous dire adieu. Il partit pour un camp de ‘‘rééducation’’.<span id="more-167"></span></p>
<p>Je trouvais bizarre qu’on l’obligeait à partir sur sa planche à roulettes. C’est vrai qu’il avait perdu ses jambes dans un  ‘‘accident’’.</p>
<p>Le temps passait doucement, et j’avais l’habitude de manger un jour sur deux, ou même parfois un jour sur trois, mais j’adorais ma maman qui se privait souvent pour me donner sa part de riz mélangé à une espèce de graines innommables.</p>
<p>J’avais alors six ans quand mon père revint.  Après 4 ans d’absence, j’ai failli ne pas le reconnaître, surtout qu’il avait beaucoup maigri. En fait, je l’ai reconnu grâce à son absence de jambes. Il y avait aussi cette absence de roulettes car un ‘‘éducateur’’ de son camp en avait besoin pour faire un jouet à son fils.</p>
<p>Depuis son retour j’avais l’impression que nos voisins nous évitaient… Même la petite Linh avec qui j’avais l’habitude de fouiller les poubelles. Un jour, lors de la fête de la mi-automne, nos voisins s’offrirent de petites friandises… mais ils ne trouvèrent pas le temps de passer chez nous. Madame Ba, la mendiante qui dormait sous une échoppe de marché, vint me trouver en cachette et me donna un bout de gâteau en chuchotant :</p>
<p>-	« les gens ont peur de fréquenter ta famille, car ton père est considéré comme un traître. Moi je n’ai plus rien à perdre »</p>
<p>Je n’avais pas compris le mot ‘‘traître’’, même si à l’école notre institutrice nous parlait souvent de ces traîtres qui s’étaient opposés à la révolution du peuple. A vrai dire je n’avais jamais compris ce que veut dire ‘‘révolution du peuple’’ ni pourquoi notre instit pleurait quand elle évoquait le mot ‘‘traître’’. Puis un jour le directeur de l’école était venu congédier notre instit. Du haut de nos six ans nous avions vaguement compris que le frère de l’instit était aussi un traître…</p>
<p>Nos voisins se raréfiaient aussi. Ils payaient en or 24 carats leurs départs sur de frêles esquifs. Certains eurent la chance d’être recueillis par des bateaux occidentaux. D’autres périrent corps et biens… D’autres encore eurent la malchance d’être capturés par des pirates thaïlandais ou malaisiens… Une rumeur prétendait que ma petite copine Linh était vendue dans un bordel. Comme je ne savais pas ce que ce mot voulait dire, je priais pour que le bon Dieu soit avec elle, dans ce ‘‘bordel’’.</p>
<p>Un jour des soldats armés jusqu’aux gencives sont venus chez nous. Ils ne prirent pas la peine de frapper à notre porte, vu qu’il n’y en avait pas, mais depuis ce jour-là, ma maman restait souvent avec nous. Je compris plus tard qu’étant femme de ‘‘traître’’, elle n’avait pas le droit d’exercer son boulot qui consistait à vider les poubelles.</p>
<p>Mon père s’enferma davantage sur lui-même et souvent je l’entendais soupirer longuement. A cette époque nous ne mangions plus qu’une fois ou deux par semaine. La seule personne qui nous rendait visite était justement Madame Ba la mendiante. Un jour elle nous lança cette bouée d’espoir :</p>
<p>-	« Si ton père a fait 4 ans de camp, vous avez une chance de partir aux Etats-Unis ! »</p>
<p>Cette lueur d’espoir dura deux ans, deux ans pendant lesquels nous essayions d’apprendre l’english avec un livre acheté à prix d’or. Jusqu’au jour où un monsieur de race blanche signifiait à mon père qu’il ne pouvait pas partir car sur ses papiers, mon père n’avait fait que 3 ans et onze mois de captivité.</p>
<p>Madame Ba ne réapparut plus dans notre quartier. On apprit plus tard qu’un voyou venu du Nord l’avait poignardée pour lui voler … trois fois rien.</p>
<p>J’ai quitté l’école car mes parents ne pouvaient plus payer les frais de scolarité. Puis des gens sont venus chez nous pour racheter notre petit ‘‘appartement’’. Comme mes parents refusèrent de vendre, nous fûmes chassés de chez nous deux mois plus tard… C’est ainsi que nous nous retrouvâmes dans un cimetière de Saigon, en compagnie de centaines d’autres familles de traîtres.</p>
<p>Ma mère a confectionné un toit avec un carton recouvert de nylon qu’elle faisait tenir par 4 piquets. Quand il pleuvait nous prenions plein de gouttes dans le visage mais au moins nous avions les cheveux au sec. Mon père se juchait sur une tombe, car sans ses jambes, son abdomen trempait dans l’eau. A cette époque je mangeais mieux car les autres traîtres qui habitaient le cimetière ne manquaient jamais de me ramener de la nourriture. Certains se mirent souvent dans une position immobile et saluèrent respectueusement mon père, je n’ai jamais compris pourquoi…</p>
<p>Le temps n’avait plus aucune emprise sur nous… Noël ? Les poubelles regorgeaient d’emballages que nous ramassions pour les revendre. Le Nouvel An ? Vent glacial. Anniversaire de la réunification ? Mon père doit se traîner pour se présenter au commissariat du coin (Contrôle de routine, çà s’appelle). Fête de la mi-automne ? Nous devions quitter temporairement les tombes pour permettre aux familles des défunts de se recueillir. Après leur départ nous ramassions les fleurs pour les revendre. Parfois nous eûmes droit à un petit billet, en échange de nos promesses de ne pas dormir sur les tombes. De toute façon nous dormions entre les tombes, sur l’herbe qui nous servait de matelas.</p>
<p>Puis un jour des soldats étaient venus pour nous expulser du cimetière. Le gouvernement du Nord voulait installer un jardin public à la place de ce lieu où reposaient des milliers de corps de capitalistes, ennemis du peuple. Je n’ai pas compris comment un défunt pouvait être ennemi du peuple…</p>
<p>Accompagnés par quelques traîtres, certains aussi éclopés que mon père, nous quittions la ville pour nous installer au bord d’un petit cours d’eau. Au moins nous avions de quoi boire et … manger : le Ciel nous envoya des poissons que nous attrapions avec des cannes à pêche en bambou. Moi, je me suis fait une spécialité : déterrer les vers de terre que je troquais contre du poisson.</p>
<p>… Ma mère est partie définitivement, après un ‘‘coup de froid’’. Les traîtres l’enterrèrent discrètement au pied d’un banian, sans cercueil. Ils s’étaient même cotisés pour faire venir un bonze qui récita quelques prières. Mon père n’a même pas pleuré, faute de larme… Mais je sais qu’il ne s’accroche qu’à la vie que pour moi. Souvent nous nous étreignions longuement sous notre toit de carton, pendant que la pluie achevait de nettoyer les maigres biens que nous avions.</p>
<p>J’allais sur mes treize ans, mais j’avais le corps d’un môme de 6 ans, à cause d’un mot que je ne comprenais pas : ‘‘malnutrition’’ ?</p>
<p>J’ai appris à lire avec un traître à qui il manquait un bras et une jambe. Un bout d’estomac aussi, ce qui fait qu’il me donnait souvent sa part de nourriture. Un jour un traître, à qui il manquait une oreille, un œil, un pied et cinq doits hurla :</p>
<p>-	« Cà marche !!! »</p>
<p>Ce dernier avait envoyé une lettre à l’Etranger pour demander de l’aide, un peu comme on jette une bouteille à la mer pour lancer un SOS. Ce jour-là notre communauté de traîtres eut autre chose à manger que du poisson et des bananes.</p>
<p>Depuis, comme je commençais à savoir écrire, j’aidai les traîtres à écrire les messages de demandes d’aide. Il faut savoir qu’avec un timbre pour l’Etranger, nous aurions pu acheter à manger pour deux semaines, aussi regroupions-nous souvent les lettres et les mettions ensemble dans une seule enveloppe…</p>
<p>C’est comme çà que j’ai grandi dans mon pays  ‘’indépendant, bienheureux et libre’’. Je sais qu’un jour j’aurai une famille, car j’ai plein d’amour à donner, et surtout à recevoir. Mais quelque chose me chiffonne : Que mettront mes enfants dans les cases concernant leurs fiches d’identité ?</p>
<p>« Petits-fils de traître ? »</p>
<p>Dédié à tous ces enfants dont les parents avaient perdu une partie de leur corps et qui n’avaient jamais pu quitter l’Enfer rouge… le 24 11 2007</p>
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		<title>Etre fort &#8230; avec tes poings</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 18:45:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes et lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Mon père m’inscrivit dans une école d’arts martiaux qu’il connaissait bien (Malgré les lamentations de ma mère qui tenait à l’étanchéité de mon épiderme). C’est là que je commençais à souffrir. Je ne sais pas si on peut parler de bizutage, d’entraînement à la dure, ou tout simplement de sadisme de la part des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon père m’inscrivit dans une école d’arts martiaux qu’il connaissait bien (Malgré les lamentations de ma mère qui tenait à l’étanchéité de mon épiderme). C’est là que je commençais à souffrir. Je ne sais pas si on peut parler de bizutage, d’entraînement à la dure, ou tout simplement de sadisme de la part des autres pratiquants qui étaient tous plus âgés –et plus grands- que moi.<span id="more-165"></span>En tout cas, je tenais bon, malgré les lèvres ouvertes, les plaies, les écorchures, les foulures, les entraînements à la limite de la crise cardiaque. Faut dire que je me défoulais et, je l’avoue, je pensais secrètement que les arts martiaux m’aideraient à mieux me bagarrer.</p>
<p>Entre deux séquences de coups de poings et de coups de pieds (ou de lutte, ou de soins) le maître nous rassemblait et nous « faisait la morale ». Assis en cercle, nous l’écoutions religieusement. Moi j’ai retenu surtout cette leçon :</p>
<p>- L’art martial vietnamien est très noble. Grâce à cet art, nos ancêtres ont réussi à libérer notre pays à plusieurs reprises et à renvoyer les envahisseurs chez eux. Vous n’allez pas utiliser un art si noble, voire sacré, pour vous bagarrer bêtement ou régler vos comptes ?</p>
<p>- Bien sûr, si vous devez vous défendre ou défendre quelqu’un que vous aimez bien, ou défendre votre pays, vous avez le droit de vous en servir…Mais le reste du temps, à quoi cela sert d’être ‘‘fort’’ ?</p>
<p>- Quand je dis fort, je pense bien sûr à vos muscles, à vos techniques de combat, mais je pense surtout à votre mental… car l’art martial est surtout une façon de penser : Vous pensez différemment des autres, vous pensez de façon supérieure, vous pensez à des choses que personne d’autre n’oserait penser. (là le maître donnait souvent des exemples tirés de l’Histoire, de certains combats auxquels il avait assisté, ou des anecdotes marquantes )</p>
<p>- Etre fort mentalement, cela vous aidera dans la vie. Pas seulement pour vous battre, comme certains peuvent le croire. Le mental vous aidera à surpasser toutes les difficultés, à trouver des solutions pour tous les problèmes, à persévérer, à voir la vie autrement.</p>
<p>- Et être fort, il faut que cela serve aussi à quelque chose. Car si votre force –physique et mentale ne servait qu’à vous, ce serait très égoïste. Et moi, je n’aimerais pas penser que mes élèves sont égoïstes.</p>
<p>Plus tard, dans une autre institution, je retrouvais un peu la leçon de mon maître : « khoe dê phung su » , ce qui signifie « être en bonne santé pour servir ».</p>
<p>La vie s’écoulait, long fleuve impétueux avec des méandres parfois invisibles. J’ai eu maintes fois l’occasion de me battre –physiquement et techniquement- mais les leçons de mon maître me faisaient surtout me battre MENTALEMENT.</p>
<p>Je me suis retrouvé maître d’arts martiaux professionnel. Ce que n’était pas mon maître (je n’ai jamais su quel était son vrai métier, car il faisait plein de choses à la fois, il s’absentait souvent pour affaires, et je me souviens avoir vu des élèves le payer avec des poulets ou même des légumes)</p>
<p>Maintenant, je gagne ma vie honnêtement, pour ne pas dire confortablement. Et si je fais encore quelques combats d’entraînement, c’est pour être toujours au mieux de ma forme, et pour garder les réflexes si chèrement acquis par une vie de combattant. Mais je me souviens toujours des paroles de mon maître : « Etre fort il faut que cela serve aussi à quelque chose ».</p>
<p>J’ai passé le cap où je me bagarrais pour les autres (quoique …) et souvent les leçons de mon maître -décédé en 1989- me reviennent à l’esprit. Je pense que quelque part, mon maître peut être fier de moi, si l’au-delà existe…</p>
<p>« Oui, maître, je suis devenu peut-être le plus gradé dans ce pays d’adoption, je suis peut-être le plus haut diplômé dans ma partie ; mais je suis heureux de vous dire, maître : Ma force sert vraiment à quelque chose maintenant, car je me suis lancé dans un combat humanitaire. » Sans vouloir donner de leçon à qui que ce soit,</p>
<p>Chers vous qui lisez ces lignes, chers vous qui avez la chance de gagner des milliers d’euros par mois, chers vous qui avez le temps pour aller danser de temps en temps, et si votre force –mentale ou financière ?- pouvait servir à autre chose ?</p>
<p>Vous ne pratiquez peut-être pas les arts martiaux, mais si , de temps en temps, seulement de temps en temps, vous appliquiez cette maxime : « Que votre force mentale (ou votre intelligence) serve à quelque chose ? »</p>
<p>Vous ne pratiquez peut-être pas les arts martiaux, mais si vous vous comportiez simplement, de temps en temps, comme de vrais êtres humains, soucieux de la misère de vos frères ?</p>
<p>Additif : Pour ceux qui s’inquiètent de la santé du collabo de ma classe de 11e, qu’ils se rassurent : Je l’ai acheté avec de menus cadeaux comme des bonbons, des sucettes, des cahiers, des images… Ce qui fait que Tony est devenu sans le savoir le plus jeune racketteur de sa génération. Plus tard, j’aurai pu lui faire rembourser tout ce qu’il m’avait pris, mais j’étais devenu la plus jeune ceinture noire du pays, et je n’avais plus le droit moral de me servir comme ça de ma ‘‘force’’. Allez, Tony, quelque part, tu m’avais aidé à m’accomplir…</p>
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		<title>Une petite fable de Robinet, cousin de l&#8217;autre (la Fontaine ?)</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 18:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cphan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes et lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une oisillonne tomba de son nid ;</p> <p>L&#8217;entendant gémir, sa mère lui fit :</p> <p>« T&#8217;as qu&#8217;à pas tomber,</p> <p>T&#8217;as qu&#8217;à rester en bonne santé</p> <p>J&#8217;ai juste assez de place</p> <p>Pour nourrir tes frères</p> <p>Aussi tes prières</p> <p>Me laissent de glace ».</p> <p>Passa un corbeau vêtu de noir</p> <p>Qui lui sortit ceci :</p> <p>« [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une oisillonne tomba de son nid ;</p>
<p>L&#8217;entendant gémir, sa mère lui fit :<span id="more-160"></span></p>
<p>« T&#8217;as qu&#8217;à pas tomber,</p>
<p>T&#8217;as qu&#8217;à rester en bonne santé</p>
<p>J&#8217;ai juste assez de place</p>
<p>Pour nourrir tes frères</p>
<p>Aussi tes prières</p>
<p>Me laissent de glace ».</p>
<p>Passa un corbeau vêtu de noir</p>
<p>Qui lui sortit ceci :</p>
<p>« Viens avec moi, petite</p>
<p>Je te donnerai de l&#8217;eau bénite</p>
<p>Et, si cela ne remplit pas ton bide</p>
<p>T&#8217;auras un paradis, rien que pour toi ».</p>
<p>Un rouge-gorge survint,</p>
<p>casqué de rouge et de jaune</p>
<p>Et ce langage lui tint :</p>
<p>« Petite oisillonne tout jaune,</p>
<p>Laisse choir le Paradis,</p>
<p>Et leurs vains cris-cris</p>
<p>Crois seulement au Parti,</p>
<p>Et tes maux seront finis ».</p>
<p>Un loup bleu arriva, et tout cru,</p>
<p>Lui sourit de toutes ses dents :</p>
<p>« Viens au bia-ôm* du firmament</p>
<p>Avec tous les pourboires reçus</p>
<p>Tu pourras te soigner</p>
<p>Et même te faire &laquo;&nbsp;aimer&nbsp;&raquo; ».</p>
<p>Heureusement un buffle passa</p>
<p>et, cette racaille balaya.</p>
<p>« Emmène toi, ma môme</p>
<p>Je t&#8217;inscrirai sur Internet</p>
<p>Au site Tay So’n Espoir</p>
<p>T&#8217;auras une aide plus nette</p>
<p>Car là, femmes et hommes</p>
<p>A l’humanité, veulent y croire ».</p>
<p>(*Bia-ôm = sorte de troquet où de belles filles vous servent de la bière en entourant chaleureusement votre buste, tout en susurrant tendrement que vous êtes le plus beau, et qui vident allègrement votre portefeuille)</p>
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