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Dates à retenir

  • 20/05:Stage information Grade et Formation de Jury Grade AMV
  • 27/05:Défi Tay Son Vo Dao
  • 02/06:Passage de Grade 4 et 5ème Dan
  • 03/06:Coupe Enfants / Adulte // technique et combat
  • 10/06:Passage ceinture marron
  • 17/06:Passage de Grade 1, 2 et 3ème Dan
  • 01/07:Fin année Martiale Guyane
  • 08/07:Stage été ceintures Jaunes
  • 15/07:Stage été ceintures noires
  • 29/09:Stage arbitrage interdisciplines
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Un film sur l’histoire des Tay Son

Un peu d’histoire ne peut faire du mal …

L’histoire des TAY SON se déroulait au 18 ème siècle dont le summum atteignait en 1789 , quand 290 000 Chinois de la dynastie Qing (dernière dynastie chinoise avant la révolution 1911) envahissaient le Viet Nam et se faisaient tailler en pièces en 6 jours durant le Nouvel An Asiatique (l’année du Coq de Terre Ky Däu) le Tët en vietnamien.

A l’époque un guerrier vietnamien valait 10 combattants chinois selon les annales historiques, grâce à leur entraînement aux arts martiaux (dont les noms des Ecoles traditionnelles BINH DINH, TAY SON perdurent encore de nos jours) .

L’empereur QUANG TRUNG (de son vrai nom Nguyên Huê) est à la fois un génie militaire (comme Alexandre le Grand , il reste invaincu jusqu’à sa mort à l’âge de 40 ans) , un maître d’arts martiaux (il combat sur le champs de bataille comme n’importe quel soldat ou général) et un grand homme politique (il sait reconnaitre les vrais talents et il utilise tous les hommes compétents sans distinction d’origine sociale et de tendance politique ).

Ce film retrace cette épopée .Il est sorti en 2010 à l’occasion aussi du Millénaire de THANG LONG ‘l’ancien nom de Hà Nôi capitale du VIET NAM actuel.

Le Nouvel An des pratiquants

Comment cela se passe-t-il là-bas ?

Sept jours avant le Nouvel An lunaire, les cours sont suspendus : le Génie du Vo-duong est parti faire son rapport au Dieu des Arts Martiaux :

  • Petit scarabée a enfin retenu son 1er quyên,
  • Le petit Gérard a eu sa 8e barrette, mais il a péché par orgueil,
  • Gaston a mal contrôlé son coup de poing lors du dernier tournoi fédéral etc…

Le Jour de l’An, dès le lever du Soleil, tous les élèves se réunissent et font éclater des pétards dans le vo-duong (qui se couvre de bouts de papier rouge). S’ils n’ont pas les moyens de brûler de la poudre (ou si c’est interdit) les élèves traversent plusieurs fois la salle en tapant fortement du pied. Ce rituel est censé chasser les démons du mal ou de la malchance qui voudraient s’installer dans la salle en l’absence du Génie, non mais !

Avant midi l’on dresse l’autel des ancêtres, avec moult offrandes : fruits, plats, alcools… Le Maître vient brûler les premières baguettes d’encens pour honorer les Maîtres décédés, saluer le retour du Génie et demander la chance pour sa salle. Les plus grands continuent la cérémonie, puis les moins grands, puis les débutants.

A la fin, toute l’école fait… ce que nous faisons ici. Attention, l’abus de nourriture terrestre et de boissons divines est mauvais pour la santé et pour l’entraînement !!!

Comme nous, les Asiatiques vivant dans leurs pays d’origine ont des vacances (enfin, de petites vacances quoi) et comme nous, ils font  aussi leurs rentrées dans les salles d’arts martiaux. Mais après les congés dûs au Nouvel An, les  pratiquants ne reviennent pas tous à  l’entraînement le même jour.

Le maître asiatique digne de ce nom accueille ses disciples en fonction de leur signe zodiacal :

  • Un  “coq” ne fera pas sa  rentrée un jour de pluie (car il risque de perdre ses plumes)
  • Un “chat” ne devra pas revenir à l’entraînement le même jour qu’un  “chien”,
  • Une chèvre commence son premier cours en venant obligatoirement en retard, car sa chance risque de porter ombrage aux autres …
  • D’autre part, si un disciple est né sous un signe incompatible avec le signe de son maître, il  devra rentrer dans la salle d’entraînement, soit par la porte de derrière, soit à reculons…

Ah, superstition, quand tu nous tiens ! ! !

Une dame de coeur

damedecoeur

Les pluies diluviennes d’Août continuent de tomber sur Saigon, accompagnées de coups de tonnerre assourdissants. J’ai beau me persuader que je n’ai qu’une chance sur trente millions d’être frappé par la foudre, je rentre ma tête entre les épaules tout en écarquillant mes yeux pour voir à travers les cordes liquides. Ma Yamaha 110 centicubes (pourquoi 110 d’ailleurs ? C’est un des nombreux mystères de l’Asie) toussote un peu, surtout quand elle passe dans les nids de poules remplis d’eau noirâtre. En fait, il faudrait les surnommer nids d’autruches, ces trous béants qui ont déjà fait chuter plus d’un motard.

Enfin, vers 18h 20, j’arrive au Centre de la Jeunesse du 6e arrondissement, rue Nguyên Van Luông. A force de sillonner le Viêt-Nam, cela ne me surprend plus de voir des jeunes pratiquants d’arts martiaux continuer à gesticuler en plein air, sous la pluie, mais je frissonne doucement quand je vois deux jeunes vêtus de noir en train de croiser le sabre sur le sol glissant. Une légère glissade et le drame pourrait arriver. Attention … Non … c’est bon, ils se saluent, c’est la fin du combat.

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