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Dates à retenir

  • 20/05:Stage information Grade et Formation de Jury Grade AMV
  • 27/05:Défi Tay Son Vo Dao
  • 02/06:Passage de Grade 4 et 5ème Dan
  • 03/06:Coupe Enfants / Adulte // technique et combat
  • 10/06:Passage ceinture marron
  • 17/06:Passage de Grade 1, 2 et 3ème Dan
  • 01/07:Fin année Martiale Guyane
  • 08/07:Stage été ceintures Jaunes
  • 15/07:Stage été ceintures noires
  • 29/09:Stage arbitrage interdisciplines
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Eric | Marketing | 27 ans

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Je suis Eric, j’ai 27 ans et travaille comme chargé d’étude dans le marketing. J’ai intégré l’école TaySon il y a 8 ans, car un ami vietnamien m’en avait parlé.

On voulait faire des arts martiaux ensemble, mais on ne connaissait pas trop la différence entre les disciplines. Il m’a proposé le Viet vo dao, pour des vietnamiens ça faisait sens, ce n’était pas loin de chez moi… Donc un peu par hasard.
Jusqu’à aujourd’hui je pense que mon parcours de Vo Sinh se divise en trois époques.
D’abord, la découverte et l’apprentissage, puis l’appropriation, et aujourd’hui une certaine harmonie.

Ayant commencé jeune, j’ai eu beaucoup de temps à consacrer aux entrainements, ainsi que mes parents pour les financer. Pour moi, ça a été l’époque de la découverte de l’art martial. On découvre son corps, des techniques, des attitudes et aussi des personnes. C’était une période ludique où chaque cours apportait sa nouveauté et où la routine n’était pas présente. On se fait des amis, on apprend le travail, la douleur, ses faiblesses, et tout cela dans une ambiance sympathique. C’est aussi une époque où j’ai ressenti la course aux grades et aux quyens. La pratique est fougueuse, énergique, violente et parfois même surfaite. J’ai souhaité progresser, toujours plus et surtout pas moins que les autres, et ce outre la fatigue, le fait d’être malade ou encore blessé. La confiance en soi était exacerbée et paraissait sans limite. On se compare aux autres, les barrettes et ceintures marquant une reconnaissance tangible du niveau, avec toujours cette objectif : “un jour je serais aussi ceinture noire comme les anciens”. Pendant cette époque c’est finalement moi qui allait vers l’art martial, en l’appréhendant comme un outil, avec l’idée de toujours plus m’impliqué pour progresser.

Par la suite, avec quelques années d’expériences, j’ai senti un profond changement. Le temps est passé, et j’avais assez de recul pour me dire : “voilà ce que j’ai déjà accompli. C’est plutôt pas mal…” On le ressent on observant et en apportant son aide aux nouveaux. En constatant la présence de ceux qui sont encore là et ceux qui ne le sont plus. Le statut d’ancien induit une pression supplémentaire que j’ai ressentie à travers le regard des autres. Je me suis dit: “maintenant tu n’as plus le droit à l’erreur car en tant qu’ancien tu dois montrer l’exemple. Sinon, c’est que tu n’es pas à la hauteur. Tu dois être au dessus des autres.” C’est une pression difficile à gérer. Du coup, on se remet beaucoup en question. En découvrant le cours ancien on se dit que finalement on est pas si bon, que tout ce travail abattu n’a pas été à la hauteur des espérances. Ça a été pour moi une période de doute. Je me suis demandé si il fallait continuer car l’effort semblait infranchissable. On puise alors dans le mental, dans sa vie, dans ses proches pour aller au delà de la technique et du physique qui montre une certaine saturation. A cette époque j’ai laissé l’art martial m’intégrer et venir vers moi, avec une posture plus passive. Une posture qui c’est traduit aussi à l’entrainement : j’ai davantage pris mon temps, essayer de comprendre et surtout de ressentir les choses. Avec la ceinture noire, je me suis senti au bout d’une route avec une fois de plus l’opportunité de m’arrêter ou de continuer. Il a fallu puisé encore dans le mental, et surtout dans l’envie, la passion. La voie n’était plus tracé par les choses ou les délais (ex : ceintures, passages de grade) mais par les faits. Il a fallu choisir sa propre direction. Je me suis demandé si je m’entrainais par habitude, par plaisir ou même par obligation. En soit ça a été la fin d’un cycle, mais le début d’un autre. Celui où je me suis rendu compte que cette ceinture noire tant convoitée n’était pas un aboutissement, mais simplement la base pour commencer véritablement l’art martial. Celui où j’ai commencé à le comprendre et me l’approprier.

Aujourd’hui, je pense avoir trouvé un juste équilibre entre les deux. Je m’entraine moins, c’est vrai, mais toujours, et régulièrement. C’est une sorte d’harmonie dans laquelle je m’implique personnellement et volontairement dans un art martial que je me suis approprié. Il fait partie de ma vie, et m’accompagne sans effacer ma personne. J’apporte de l’aide et transmet ce que j’ai appris à ma mesure. C’est mon activité physique, ma source d’énergie, ma façon de penser, ma façon d’apporter mon aide ici et là, m’a façon d’être avec les autres. Je le pratique par ce que ça me plait. Peut être est-ce le début d’une certaine sagesse…
Voilà pour le moment…
C’est juste moi, et je suis un TaySon.
Eric.

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